Trois bourses, une région : la finance ouest-africaine en un coup d'œil
BRVM, Nigerian Exchange, Ghana Stock Exchange : trois marchés, trois monnaies. Pourquoi les comparer est un vrai sujet de recherche.
Par Dr Aymar Géraud Allangba
L'Afrique de l'Ouest ne dispose pas d'une bourse unique. Trois places concentrent l'essentiel de l'activité.
Trois marchés, trois monnaies
La BRVM, à Abidjan, réunit les huit pays de l'UEMOA et cote en franc CFA. Le Nigerian Exchange, à Lagos, est la plus grande place de la région par sa taille et cote en naira ; il est issu de la réorganisation, en 2021, du Nigerian Stock Exchange. Le Ghana Stock Exchange, à Accra, est en activité depuis 1990 et cote en cedi. D'autres places plus petites existent, comme au Cap-Vert.
Pourquoi la comparaison est difficile
Ces marchés n'ont ni la même taille, ni la même monnaie, ni les mêmes règles. Un investisseur qui passe de l'un à l'autre supporte un risque de change. Un chercheur qui les compare doit tenir compte de titres qui s'échangent à des rythmes très différents.
L'enjeu de l'intégration
Rapprocher ces marchés permettrait aux entreprises de lever des capitaux dans toute la région et aux épargnants de diversifier leurs placements. Savoir si leurs cours évoluent déjà ensemble, ou chacun de son côté, est une question à laquelle l'analyse statistique peut répondre.
Article à visée pédagogique, qui ne constitue pas un conseil en investissement. Brouillon proposé par LUNION-LAB, à relire et valider par le Dr Allangba avant publication.