La volatilité, ou comment le risque se mesure
Le risque d'un placement n'est pas une impression : il se calcule. Une notion de cours expliquée simplement.
Par Dr Aymar Géraud Allangba
Deux actions peuvent rapporter autant sur un an et ne pas se ressembler du tout : l'une a progressé régulièrement, l'autre a alterné fortes hausses et fortes baisses. Cette différence porte un nom, la volatilité. Elle mesure l'ampleur des variations d'un cours autour de sa tendance.
Les périodes agitées se suivent
Les marchés ont une particularité : les jours de forte variation ont tendance à se regrouper, tout comme les jours calmes. En 1982, l'économiste Robert Engle propose un modèle qui en tient compte, le modèle ARCH, travail récompensé par le prix Nobel d'économie en 2003. Tim Bollerslev le généralise en 1986 sous le nom de GARCH. Ces modèles restent aujourd'hui des outils de base de la finance.
À quoi cela sert-il ?
À décider quelle part de son épargne exposer, à fixer les réserves qu'une banque doit garder, à repérer pour un régulateur les moments de tension.
Une précaution sur nos marchés
Sur une place où certains titres ne s'échangent pas tous les jours, un cours peut rester immobile plusieurs séances puis varier d'un coup. Les modèles doivent être adaptés à cette réalité avant d'être appliqués.
Article à visée pédagogique, qui ne constitue pas un conseil en investissement. Brouillon proposé par LUNION-LAB, à relire et valider par le Dr Allangba avant publication.